En travers les néons
Dans la mégacité
Aux merveilles,
Tu traces ton dessein
Petit bout d'évasion
Comme un phare au milieu
De la mer, tu éclaires
Une destination
Tu ressembles à ce rêve
Que j'ai fait autrefois
Que j'ai fait tant de fois
Que j'ai fait avec toi!
Dis, on le refera?
Dis, on le refera?
Aller dis-le, qu'on le refera!
Les yeux comme des perles au noir des mers de Chine,
Oh merveille tu me donnes la main
Petit bout de beauté
Poésie incarnée
Prisonnier de tes reins, que c'est bon!
Quand tu me tiens tu ressembles à l'amour qua j'ai fait autrefois
Que j'ai fait tant de fois
Que j'ai fait avec toi!
Dis, on le refera?
Dis, on le refera?
Aller! Jure et susurre qu'on le refera
Tu ignores le vide devant toi
Les vertiges et la peur
Tu connais pas
Perdue dans les soirées
Seule au milieu des loups
Tu t'enfonces
Au bord des précépices
Tu cherches les réponses
Aux abîmes de feu
De la cime tes yeux
A mon âme s'unissent
Tu ressembles au naufrage que j'ai fait autrefois,
Que j'ai fait trop de fois
Que j'ai fait avec toi
Dis, on le refera?
Dis, on le refera?
Aller, jure, allez crache
Qu'on le refera!
Tu ignores le vide devant toi!
Les vertiges et la peur
Tu connais pas
Tu ignores le vide devant toi!
Les vertiges et la mort
Tu connais pas
Eveillée, dans la cité perdue,
Au travers de la nuit toi tu vas bien,
Toi tu vois bien en travers la douleur et la mélancolie,
Tout ira bien,
Tout ira bien
Dans la cité perdue,
Au travers de la nuit
Toi tu vois bien
Toi tu vois bien
En travers la douleur
Et la mélancolie
Tout ira bien,
Tout ira bien
Mes passages préférés : tout
Rock Mag :
Pour cette chanson, de quel(s) rêve(s) parles-tu ?
Damien Saez :
Quand je dis : "tu traces ton dessein", je pense aussi au trait d'un dessin. Alors ça parle de rêves que je fais dans le sens projets : l'envie de dessiner comme l'envie d'écrire, de composer, de chanter, de faire des voyages. Et puis quand on a des projets, parfois, on ne voit pas le vide qu'on a devant soi. Quand je dis : "Perdue dans les soirées", c'est que de mon point de vue, la fille dont je parle est perdue, mais elle ne le sait même pas, puisque plus loin je dis : "Les vertiges et la peur tu connais pas". C'est comme si je disais : "Allez, ok tu vas gravir le Mont-Blanc parce que c'est ton projet, ton rêve, et que tu veux le réaliser, mais tu vas voir une fois que tu seras en haut, tu le sentiras, ce grand vide qu'il y a derrière un rêve réalisé." Cette chanson ne dit rien d'autre que ça : on n'a pas idée du vide qu'il y a derrière nos projets. On croit que les accomplir est une fin, mais ce n'est qu'un début. En fait c'est la fureur de vivre "En travers les néons". La fille dans la chanson, elle est consciente du dépassement de soi. Mais vers où, elle ne le sait pas. J'aime à me dire que je suis toujours en devenir. Si je ramène à moi : ce que j'aime c'est faire des chansons. Ca c'est terrible. Ce qu'il y a en revanche, juste après cet instant magique de l'écriture, c'est le grand vertige.