Rock One-Octobre 2004

Rock One-Octobre 2004
Cliques sur la photo pour l'agrandir :p
# Posté le samedi 23 octobre 2004 09:09

Damien l'a dit.....

Damien l'a dit.....
REPONSES A CEUX QUI LE CRITIQUENT …
…POUR SON ATTITUDE EN GENERAL :


" Ma première réponse : qu'ils aillent se pendre ? Deuxième réponse : qu'ils retournent se pendre s'ils se sont ratés et troisième réponse : je m'en fous ! "

" Il y a des moments où l'on pète les plombs... Mais c'est plus une attitude de gamin ça : " j'ai six ans et j'envoie tout chier parce qu'il le faut" ! Sans raison. Juste par ce qu'il le faut. "

" Je vais prendre le cliché d'Oasis, quand on leur demande de répondre au sujet de leur ressemblance avec les Beatles, ils répondent : "Espèce de connard, c'est toi qui mets 120 balles. Moi, je suis gros, gras et riche et toi t'as payé mon disque." Cette démarche, je l'aime bien parce qu'il n'y a pas de paradoxe. C'est pas je me le joue pauvre alors que je le suis pas, ce n'est pas je me raconte ceci ou cela. C'est du rentre dedans et après tu le prends au premier ou au second degré, c'est ton choix. Mais au moins ça ne caresse pas dans le sens du poil. "

A PROPOS DE SON ENFANCE :

"On habitait dans une cité de Dijon. Je suis rentré un midi, et j'ai demandé à mes parents, comme ça, ce qu'il fallait faire pour jouer du piano… Ils m'ont répondu qu'il fallait demander, et trois jours après, le piano était là quand je suis revenu. Mes parents n'avaient vraiment pas beaucoup de thunes, mais pour eux, c'était normal d'assurer ça. Ils avaient une notion de l'éducation un peu classique, qui les poussait à penser que la musique et le dessin étaient mis de côté à l'école… Je suis rentré au Conservatoire à 9 ans, puis j'ai continué…"

" J'ai mal encaissé certaines choses, je connais mon père sans vraiment le connaître. J'ai très tôt été mature. Les profs s'en inquiétaient et convoquaient ma mère car ils me trouvaient trop réfléchi. J'ai transposé sur des disques de Brel et de Brassens la voix paternelle. Parfois, je me surprends à pleurer en entendant des chansons à la radio. "

A PROPOS DE SA NAIVETE / SON COTE " ADO " :

" Moi si je me souviens de mes 18 ans, je ne suis pas sûr d'avoir été plus dans la vérité que je ne l'étais à cet âge-là. Donc, si c'est à cet âge-là que ça parle et qu'ils se retrouvent là-dedans, c'est plus un compliment qu'autre chose. Parce que je pense qu'on a un extrémisme de la pensée, un courage, une naïveté, une utopie à l'intérieur de soi qui est une chance énorme et que, finalement après, c'est les contingents qui nous font perdre la bataille d'année en année. Donc c'est clairement pas une mauvaise référence pour moi. "

"J'assume une certaine naïveté adolescente dans ma réflexion sur le monde; mais au moins a-t-elle le mérite d'avoir la pêche, de permettre de croire en des choses. "

" L'adolescence , c'est la plus belle période de toutes. C'est un moment où tu as encore des rêves, des dégoûts… Tu n'es pas blasé, tu as encore une envie de liberté. Etre libre 24h/24, c'est pas forcément ce qui pousse vers la liberté. On ne jouit vraiment de la liberté que lorsqu'on a des murs à briser. A l'adolescence, tu vis toujours chez tes parents mais tu commences les relations amoureuses, tu découvres le monde. L'adolescence, c'est Rimbaud. D'ailleurs, je pense qu'il avait tout compris puisqu'il s'est arrêté d'écrire à la fin de son adolescence. "

" C'est une naïveté, une part d'utopie qui nous manque aujourd'hui. Nous sommes terriblement informés et conscients de ce qui nous entoure. On sait trop bien que, sous les pavés, il n'y a pas la plage."

A PROPOS DE NOTRE SOCIETE :

" Même si je considère que le monde n'a pas d'avenir, il n'est pas foutu, tant qu'il y a des naissances... "

" Ca ne me dérangerait pas que l'impôt soit de 70 % pour des gens comme moi, qui ont plus de chances que d'autres. Maintenant ça me ferait plaisir si le strict minimum était là. Au moins tu te dirais qu'il y a des choses qui ne vont toujours pas, mais en tout cas on saurait qu'ici on ne crève pas sous un carton. "

"L'image qu'on donne de la femme est dramatique. Nous sommes en totale régression par rapport à l'envie d'exister qu'elle avait dans les années soixante. Tout ça est mort et enterré. C'est affligeant. "

A PROPOS DE SA PRODUCTIVITE :

"C'est pas parce que les autres sont des feignasses qu'il faut être feignant. Moi je pense qu'il faut faire plein de disques. J'aime bien faire des chansons et en faire plein. Ca raconte des petites histoires… On peut aimer raconter plein de petites histoires."

A PROPOS DE DIEU :

" On peut très bien ne pas croire en Dieu et prier. J'ai même tendance à croire que c'est quand on a plus de Dieu auquel croire qu'on se met à prier. "

"Je n'ose croire en quelque chose. J'aimerais, parce que la théorie scientifique qui dit qu'on va tous se faire manger par les vers me déprime. J'aime le mot "ciel", mais je ne crois pas au paradis…"

"J'essaye de trouver la faille parce que ça me fait chier ces histoires de Dieu. Je n'arrive même pas à savoir ce que je mets dans ce mot-là. "A ton nom" est davantage ciblé parce que c'est un constat sur la religion. Le fait de dire : "On a prié pour toi" est une forme de proximité puisqu'il y a tutoiement. Il fait chier, Dieu ! Mes parents sont désolés d'avoir fabriqué un chanteur de droite… (rires). Ils me trouvent un peu révolté, mais au sein des enfants de chœur… "

A PROPOS DE SON ATTITUDE SUR SCENE :

"On pense toujours qu'être sur scène est quelque chose d'unique. Sauf que je n'ai pas l'impression de recevoir plus d'amour que j'en donne. Le rapport avec le public est très passionnel, violent. La passion, ça crée des dégâts, des lésions au niveau de l'affectif. Quand on veut tout donner sur scène, ça n'est pas toujours facile d'être à la hauteur. C'est un moment de vérité. C'est pour ça que c'est dur. Mais quand ça se passe bien, ça atteint un summum."

" Je préfère avoir le trac devant 8000 personnes que de faire partie des 8000. Je n'aime pas être dans la foule. La scène te stresse beaucoup mais ça en vaut la peine. Après tu es bien. Tu es vidé."

" Il y a des moments, si on m'effleurait, je me casserais en morceaux. C'est ma vie, mon souffle que je suis en train de mettre devant tout le monde. "

" Ce n'est pas que le public n'est pas présent mais c'est juste qu'à un moment, tu te demandes pourquoi il est là ! Donc, c'est vrai, j'estime qu'on arrive pas forcément quelque part en baissant la tête, voilà... "

" Il y a un côté cérémonial dans le fait de monter sur scène et de prendre le micro qui porte la voix plus haute que celle des autres. Il y a, à la base dans la démarche, un côté nouvelle messe. "

A PROPOS DE SES TEE-SHIRT DE SCENE :

" Ouais c'est provoc, mais d'habitude c'est plutôt Maman, baise-moi. Mais ça c'est plus en référence à j'irais tuer mon père de Jours étranges. C'est le complexe d'Oedipe caricaturé. Maman, baise-moi, c'est seulement dit de manière un peu crue, c'est tout. Mais, est-ce que cela est aussi choquant que ça ... ? Dans le fantasme, j'entends. Après le faire c'est autre histoire. Ouais, le faire, carrément pas. Ca serait un peu dur (Rires). "

A PROPOS DE L'IRONIE :

" Je pense qu'on est dans une époque ironique. Et l'ironie ça tue la candeur, ça tue la naïveté et ça tue la jeunesse. Je pense que c'est bien de temps en temps d'estimer que c'est blanc ou noir… ça fait avancer. On fait des rêves. Aujourd'hui on est bien gavés de gris. Et à un moment donné, c'est un peu dur l'ironie. "

A PROPOS DU NARCISSISME :

"J'ai tendance à penser que la mégalomanie n'est pas qu'une tare, cela dépend de sa fin. Si elle ne concerne que soi, je ne vois pas le problème… Graver sur bande puis vendre quelque chose qui sort de toi, c'est de toute façon forcément mégalo… Qu'est-ce qui t'a fait croire que toi, tu méritais mieux qu'un autre de livrer quelque chose ? Le narcissisme, ce n'est pas seulement le fait de se regarder dans la glace… Le narcissique est celui qui se suffit à lui-même et n'a pas besoin du regard des autres, à l'inverse du cliché, en fait…"

A PROPOS DES MEDIAS :

"Il y a des médias que j'aime bien, et des médias que je n'aime pas, pour ce qu'ils sont. Certains font plutôt évoluer les choses, créent des envies ou apportent des points de vue. D'autres n'apportent rien, ils dictent, notamment la télévision qui ne nécessite aucun effort. Je pars du principe que celui qui fait l'effort de lire est beaucoup plus intéressé par ce qu'il lit que celui qui le voit passer comme on voit passer tout le reste, tout et n'importe quoi. "

" Pour moi, la radio est le média idéal. De bien meilleure qualité que la télévision, qui est pour moi une véritable dictature. La dictature de l'image. Aucune marge pour ton imagination. Tu as une image, tu la vois, et ton cerveau est anesthésié. La radio offre l'opportunité à ton imagination de vagabonder. "

A PROPOS DE SON PESSIMISME :

" De toutes façons, je ne suis pas heureux. C'est malheureux, mais je n'y arrives pas. Pourtant, tout va bien et ça ne va pas. C'est une accoutumance au mal-être, c'est bizarre. Mais je doute toujours sur plein de choses. Sur ma capacité à vivre avec les autres et tout ça... De plus en plus. "

" Je ne suis pas quelqu’un de pessimiste. Mélancolique peut-être, réaliste sûrement. Je ne suis pas un révolté mais j’essaie de faire bouger les choses par le témoignage. C’est la société qui ne me plaît pas, je ne me sens en phase. "

"Voir le côté sombre de la vie, ce n'est pas un moteur que je me suis choisi, c'est une nature. Dans n'importe quelle soirée, moi je vais être incapable d'évacuer vraiment, de danser, je vais capter ce qui peut me mettre mal à l'aise, je vais voir la face décevante des choses. Bon, je ne suis pas non plus, dans la vie, le déprimé chronique ! Je ne suis pas plus tourmenté que la plupart d'entre nous. Le quotidien c'est une chose…Mais si je me mets à bosser, si j'écris, je sais que c'est ce côté plus sombre, plus écorché de ma personnalité qui va ressortir naturellement… "

A PROPOS DE L'ECRITURE :

" C'est hyper dur d'écrire une vraie belle chanson populaire et positive, sans que ce soit ringard, sans que ça fasse putassier ou démago. Tous ces trucs qui ne polluaient pas l'esprit des auteurs de Dalida ou du Jolie môme de Piaf. Pourtant je rêve de le faire, je t'assure. Mais écrire des trucs positifs, c'est hyper dur, surtout de nos jours, selon moi."

Source : Saez-Blesse
# Posté le samedi 23 octobre 2004 11:35
Modifié le samedi 23 octobre 2004 12:33

Ca a été dit sur Damien...

Ca a été dit sur Damien...
"A 23 ans, Saez est déjà hanté par des choses bizarres. "Je ne sais pas, j'ai peur de la mort. Je suis hypocondriaque", murmure-t-il en baissant les yeux. Frank et Antoine le regardent interloqués. Le mégalo, plein de certitudes fragiles, trahit pour une fois son vertige intérieur. Il rêve de laisser une trace mais n'en est pas sûr tant son univers semble construit sur des ruines, un soleil aveuglant, un déni de vie et surtout un gigantesque ossuaire."

"Mégalo, paranoïaque, susceptible, égocentrique : cela fait un artiste, croyez-moi. Et une réputation déjà bien assise de mauvaise tête si enflée qu'elle relègue son entourage dans une jolie discrétion."

"On joue sur les décalages, les décrochages et l'impureté. On y ressent ce zeste de folie et d'exubérance (… voire même de provocation), de sensibilité à fleur de ton. Mais avec Saez, on y gagne en désespérance (on est loin du petit train qui s'en va dans la campagne !). Cet album exprime une errance, un non-contrôle, un dernier sursaut d'indignation avant le noir et le silence. Une voix qui vit le passage, qui s'exprime une première (dernière ?!) fois de n'avoir pas su/pu parler et se meurt à l'intérieur de chaque mot prononcé. C'est une révolte toute entière, ce sont les textes et ce son de voix qui nous le disent."

"Péché de naïveté..."

"Damien Saez est un écorché vif à l'humeur changeante. "

"Ce premier album ressemble à une mise à nu : sans aucune coquetterie, Saez y dévoile ses états d'âme. Par l'intermédiaire d'un rock à fleur de peau parfois naïf mais souvent touchant, il nous donne sa propre vision du monde, pessimiste, dure à encaisser."

"En fait Saez est simplement, par nature, un sudiste: le cœur ouvert et le sang chaud. Ecorché et sincère, un beau soleil en ligne de mire."

"On pense à Miossec, un peu la même famille, mais la voix de Damien s'envole, à la fois, claire, douce et forte, elle chante le fond de l'être, pur et sans détour. Un délice."

"Le chanteur avoue avoir conçu son album comme on va chez le "psychanalyste " pour régler ses comptes avec soi . Une manière de survivre. Maintenant, il rêve de trouver " des mots plus puissants " pour poursuivre sa vie en musique. Saez est un Rimbaud qui aurait découvert le rock. Il faut aller le voir sur scène. La noirceur de son univers prend alors tout sens."

"Arrogant, sûr de lui et d'un seul coup fragile et incertain, voilà Damien Saez."

"Il a du charme, un réel charisme et un talent rare. Dans ses chansons, belles et désespérées, il décrit les aspirations, les révoltes, un certain sentiment de "no future" où se reconnaissent les adolescents de sa génération. Il parvient à faire partager ses émotions comme peu d'artistes, avec ses mots, très inspirés, sur des rythmes à l'anglo-saxonne, lui qui se réclame plutôt des Doors, de U2 , de Radiohead que des chanteurs francophones, sauf Brel et Brassens."

"Saez, c'est une étoile en orbite."

"Un mélange subtil, une voix de velours, des mélodies mélancoliques ou parfois plus rocks..."

"Il a une vision lucide et juste de notre monde."

"Se taire ou se révolter ? Il a choisi, et le fait à sa manière, sombre, réclamant la mort tout en ne souhaitant pas crever."

"Le Saez des textes semble bien plus désespéré que celui des concerts, déchaîné et qui exige un public également surchauffé. "

"C'est un clochard céleste".

" Saez envisage avec des textes poignants et percutants la force du rock comme un vecteur expressionniste, nourrisseur de rêve. "

Source : Saez-Blesse
# Posté le samedi 23 octobre 2004 12:41

Association Menacés mais libres

Association Menacés mais libres
L'association Menacés Mais Libres :

Voilà plus d'un an que l'aventure a commencé. Voilà que plus de 300 membres nous ont fait confiance. Bien plus qu'un fan-club, l'association Menacés Mais Libres est devenue un véritable lieu de vie, de partage et de projets. Le groupe Saez en reste toujours le centre d'impulsion : actu, retours sur concerts, cadeaux, interviews des membres du groupe... la musique de Damien et de ses compagnons de route donnera encore longtemps matière à cet échange.
Mais Saez est aussi un tremplin, une porte vers la libre expression, vers la mise en commun des idées. Avec les trois premiers numéros de Fransaez, le magazine de l'association, des dizaines d'esprits isolés ont pu communiquer leurs mots à des dizaines d'autres. Des débats sur l'actualité ont pu voir le jour. Des rencontres ont pu avoir lieu lors des concerts ou des soirées organisées par l'association... et parfois, elles ont débouché sur de vraies amitiés durables. Une aventure humaine, encore et encore... Merci donc à tous ceux qui nous ont rejoints et à tous ceux qui partageront les aventures à venir. Grâce à vous le chemin promet d'être haut en couleurs.

J'ai le privilège d'en faire parti !!!!
# Posté le samedi 23 octobre 2004 13:54

Fransaez mag

Fransaez mag
Fransaez - Numéro 2 - "tournée" :

Tour d'horizon des chansons et récits de tournée. Coup de cœur pour l'association "Je veux aider". Réactions face à l'actualité. Artiste découverte : Syrius. Et toujours la libre expression des adhérents.

CADEAU. Entretien avec Damien Saez : interview vidéo exclusive sur CD-Rom et CD audio.

Découvrez un extrait de l'interview-vidéo offerte avec le numéro 2 de FRANSAEZ !
# Posté le samedi 23 octobre 2004 14:00